Ce mercredi 16 août 2023, la ministre du plant et de la coopération, a présentée devant les conseillers nationaux à l’hémicycle du palais du peuple son projet d’allocation sur la programmation budgétaire pluriannuelle 2024-2026. Dans son discours, Rose Pola Pricemou, a fait savoir que le PRI se veut d’être un outil de développement du pays. Selon elle ce Programme, dans sa mise en œuvre effective, prévoit une croissance économique moyenne annuelle de 6.6%.
«Avec le PRI, l’Etat verra ses capacités de pilotage du développement se renforcer. De façon spécifique, il permettra à l’Etat de se recentrer sur ses missions regaliennes de services publics, et de promouvoir le secteur privé en créant notamment un environnement plus favorable aux affaires. Les personnes vulnérables en particulier les plus démunis profiteront à travers le PRI. des politiques de lutte contre la pauvreté et d’inclusion sociale fondées sur une meilleure répartition des fruits de la croissance. Le PRI se veut d’être un outil de développement du pays. Ce Programme, dans sa mise en œuvre effective, prévoit une croissance économique moyenne annuelle de 6.6% sur la période 2022-2025, tiré par la bonne performance du secteur secondaire, qui devrait enregistrer une croissance de 7.7% en moyenne grâce au regain des activités extractives avec une croissance moyenne de 10.1% sur la période. 13. Après un taux de croissance de 5,5% en 2022, l’activité économique guinéenne pourrait enregistrer une croissance de 6.1% en 2023, grâce à la mise en oeuvre du Programme de Référence Intérimaire (PRI), à travers notamment son outil d’opérationnalisation qui est le Plan de Relance Economique (PRE). Dans l’hypothèse d’une campagne agricole favorable, d’une bonne pluviométrie attendue et d’une poursuite des investissements publics destinés à soutenir la production des activités rurales, le secteur primaire devrait atteindre 6.1% cette année contre 4.8% en 2022 Le secteur secondaire. portée par la hausse des activités extractives, des industries agro-alimentaires et autres industries manufacturières ainsi que celle de l’énergie et de la construction, devrait atteindre une croissance de 7,5% en 2023 contre 6.6% en 2022. Quant au secteur tertiaire, sa croissance devrait s’établir cette année à 5% presqu’autant qu’en 2022 (51%), tiré par la dynamique de performances maintenue au niveau de l’ensemble des secteurs de services. 15 A moyen femme, le Gouvernement guinéen est résolument engagé, conformément au PRI 2022-2025, à appuyer la mise en oeuvre de politiques macroéconomiques saines et de réformes structurelles clés pour soutenir une croissance économique plus élevée, plus diversifiée et plus inclusive. Ainsi, les perspectives de croissance à moyen terme tablent sur un taux moyen annuel de 6.4% sur la période 2024- 2026, Cette croissance serait soutenue par l’ensemble des secteurs dont les contributions seraient respectivement de 32% pour le secteur primaire, 45% pour le secteur secondaire et 23% pour le secteur tertiaire. 16 Abordant la question de l’inflation, & convient de rappeler que les réformes entreprises ces dernières années ont permis de ramener le taux d’inflation à un chiffre et ce, grâce notamment aux mesures de stabilisation de la monnaie nationale par rapport aux principales devises à un accroissement de l’offre des produits alimentaires à un meilleur approvisionnement des marchés et au renforcement des actions de lutte contre la cherté de la vie. Ainsi, le taux d’inflation est passé de 10,5% en 2022 à 9,2% en 2023: Sur la période 2024-2026, cette tendance devrait se maintenir avec un niveau de 6.3% en moyenne annuelle»
«Il ressort enfin de nos projections du cadre macroéconomique, qu’en dépit de la persistance des conséquences de la pandémie de COVID-19 et du conflit russo-ukrainien, l’économie guinéenne est résiliente aux chocs endogènes et exogènes. Sur le court et le moyen termes les perspectives macroéconomiques s’avèrent bonnes pour notre pays sous, entre autres, l’hypothèse de stabilité socio-politique de notre pays et de mise en oeuvre réussie du Programme de Référence Intérimaire et du Plan de Relance Économique. Voilà ainsi présentées les principales articulations du cadre macroéconomique qui ont déterminé le contexte dans lequel le document. de programmation budgétaire pluriannuelle 2024-2026 a été préparé», a-t-elle présentée.
Fatoumata Diaraye Bah pour mondemedia.info