Suite à l’annonce des membres de l’Union Sacrée lors du conférence de presse, leur approbation pour un glissement du calendrier de la transition, les Forces Vives de Guinée ce sont retirées de l’Union Sacrée. À l’issue de l’assemblée générale Hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel ce samedi 19 octobre 2024, au siège de son parti sis a Gbessia, l’ancien ministre du commerce du régime d’Alpha Condé, s’est exprimé sur le retrait des Forces Vives, au sein de l’Union Sacrée. À en croire Mark Yombouno, ils (l’Union Sacrée) ont tiré la leçon pour dire que les élections ne peuvent pas avoir lieu en 2024.
« Qu’est-ce qui a amené le retrait de notre groupe? Il vous souviendra qu’il y’a eu l’atelier du CNT sur l’avant-projet de constitution à Kindia. Nous nous n’avons pas participé, eux, ils ont participé. Après, ils ont fait une conférence de presse sans le consensus de l’autre groupe que nous constituons. Et tout récemment, vous avez suivi, ils ont fait une conférence de presse où ils ont dit que compte tenu de certaines choses, le constat actuel, ils ont cité même l’incendie du dépôt de Kaloum. Ils ont cité le fait qu’au terme des trois ans aucun point n’a pu être réalisé. Le RAVEC et autres tout est en retard, le projet de la nouvelle constitution n’est pas présenté. Donc, ils ont déjà donné une proposition pour dire qu’il ne peut pas y avoir un retour à l’ordre constitutionnel avant le 31 décembre 2024.
C’est le gouvernement qui devait dire ça. Mais vous, partis politiques qui êtes là pour conquérir le pouvoir politiquement et vous êtes en Union Sacrée avec d’autres, vous ne pouvez pas faire ces affirmations sans concertation. Ils ont tiré la leçon pour dire que les élections ne peuvent pas avoir lieu en 2024 donc il ne peut y avoir le retour à l’ordre constitutionnel en 2024 compte tenu de tout ce qu’ils ont cité. Ils ont sollicité à ce que le gouvernement accepte de créer un cadre de concertation pour rectifier le chronogramme et voir après comment s’entendre sur quelque chose, proposer pour la finalisation du retour à l’ordre constitutionnel et ça c’est après 2024 sans un calendrier précis. En résumé, ce sont ces points et du fait que les droits humains, les libertés publiques soient mises à côté. Ils (les membres de l’union sacrée) ne parlent pas de ça. Ils prennent la décision d’aller directement en concertation. C’est ce qui a amené les forces vives de Guinée avec l’accord de nos présidents qui sont en exil, une déclaration a été faite pour informer l’opinion nationale et internationale que les forces vives se retire de l’union sacrée», a-t-il fait savoir.
Fatoumata Diaraye Bah pour mondemedia.info