L’ancien gouverneur de la Banque centrale, Ibrahima Chérif Bah, fait face à une intensification des poursuites devant la chambre d’appel de la CRIEF après sa condamnation initiale pour le détournement de 10,5 millions de dollars.
Alors que le prévenu brille par son absence aux audiences — une stratégie perçue par la partie civile comme une tentative délibérée de protéger son important patrimoine immobilier des saisies — l’État guinéen a choisi de durcir le ton.
En plus de la restitution des fonds, la partie civile réclame désormais 10 milliards de francs guinéens au titre des dommages et intérêts, soit le double de la somme initialement fixée.
Cette surenchère financière vise à compenser le préjudice présumé subi par l’État, tandis que le verdict final. Le verdict est attendu le 14 avril prochain.

