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GUINEE- Procès de Dr Diané : la CRIEF ordonne la réouverture des débats

La cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a décidé de rabattre ce délibéré et de rouvrir les débats. Motif invoqué. Un changement intervenu dans la composition de la Cour, ce jeudi 30 avril 2026

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur spécial Alphonse Charles Wright, a soutenu la nécessité juridique de cette démarche. « La présente affaire avait été mise en délibéré, certes, mais puisqu’il y a eu un changement au sein de la composition de la Cour, il est de droit de rabattre le délibéré et d’ordonner la réouverture des débats pour permettre aux magistrats du siège de connaître le dossier. C’est pourquoi le ministère public que nous représentons vous demande de rabattre le délibéré et d’ordonner la réouverture des débats ».

Du côté de la partie civile, représentée par l’Agent judiciaire de l’État, la position s’est voulue nuancée. Tout en ne s’opposant pas à la réouverture, les avocats ont estimé que le dossier était déjà suffisamment examiné. « Le ministère public a sollicité le rabattement du délibéré dans cette affaire et ordonné la réouverture des débats. La partie civile ne trouve pas d’objection. Mais ce dossier a été suffisamment examiné et discuté. Si c’est possible, la partie civile souhaiterait que la Cour ordonne le délibéré », a dit Me Amadou Babaen Camara.

La défense, par la voix de Me Sidiki Bérété, s’est également alignée sur le principe juridique évoqué, tout en laissant la porte ouverte à une nouvelle mise en délibéré après d’éventuelles clarifications. « La mesure étant de droit, c’est normal que la Cour rabatte le délibéré et ordonne la réouverture des débats. Si la mesure est ordonnée, on ne trouve pas d’objection. S’il y a des questions pour les parties, elles vont être posées, sinon on va solliciter la mise du dossier en délibéré ».

Réagissant à ces observations, le procureur spécial a tenu à rassurer sur le respect des délais et des droits de la défense. « Je prends l’engagement ici, au nom du ministère public, que le délai de jugement sera respecté. Les procédures seront respectées pour que le jugement soit fait dans un délai raisonnable. Les droits des prévenus seront respectés. Cependant, puisqu’il y a eu changement de composition, la mesure que le ministère public a demandée est de droit, ce n’est pas inventé. C’est pourquoi nous réitérons notre demande de rabattre le délibéré et d’ordonner la réouverture des débats afin que la nouvelle composition puisse connaître l’affaire ».

TBD/ Louis De Funès Diallo, Pour Mondemedia.info