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Élections du 31 mai 2026 : «On ne vient pas à l’Assemblée pour apprendre », tranche Dansa Kourouma

 

À l’approche des élections législatives et communales du 31 mai 2026, le ton monte dans les états-majors politiques. Ce vendredi 15 mai 2026, à Conakry, l’ancien président du Conseil national de la transition (CNT), Dansa Kourouma, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a défendu une vision exigeante du futur Parlement guinéen.

Face aux journalistes, le candidat aux élections législatives a insisté sur la nécessité pour les électeurs de miser sur « la compétence » et « l’expérience » afin de bâtir une Assemblée nationale capable d’accompagner efficacement les réformes attendues dans le pays.

Selon lui, la Guinée ne peut plus se permettre une législature d’apprentissage.

« Il faut choisir la compétence parce qu’en cinq années, pour changer la Guinée, il faut des hommes compétents. On ne vient pas à l’Assemblée pour apprendre. On n’a pas besoin de députés stagiaires. On a besoin de députés compétents, des hommes qui ont fait leurs preuves dans leurs professions respectives, des hommes et des femmes qui sont passés à l’Assemblée nationale et qui ont démontré ce dont ils sont capables », a déclaré Dansa Kourouma.

Dans son intervention, l’ancien président du CNT a également présenté la liste des candidats de l’UMP comme un rassemblement de profils expérimentés issus de plusieurs secteurs socioprofessionnels.

Médecins, juristes, enseignants, ingénieurs, politologues ou encore cadres de l’administration figureraient, selon lui, parmi les personnalités engagées sous la bannière de cette formation politique.

« Des grands médecins, des juristes, des politologues, des ingénieurs, des enseignants… toutes les catégories socioprofessionnelles figurent sur la liste de l’UMP. C’est la liste du rassemblement. Je demande aux Guinéens de voter le résultat. Les candidats de l’UMP ont déjà prouvé aux Guinéens ce dont ils sont capables en matière de changement de paradigme dans la gouvernance », a-t-il soutenu.

Prenant également la parole, Aboubacar Siddighy Diallo, président de l’UMP et allié du GMD, a replacé cette alliance dans une logique de soutien politique au président de la transition, Mamadi Doumbouya.

Pour lui, les prochaines élections doivent permettre au chef de l’État de disposer d’une majorité parlementaire capable d’accompagner les réformes institutionnelles et les projets de lois annoncés dans le cadre de la transition.

« Il faut que, dès le lendemain du 31 mai, le président Mamadi Doumbouya puisse se retrouver avec une majorité lui permettant de porter des lois innovantes et d’engager les réformes avec tout le confort prévu par les dispositions légales et constitutionnelles. Voilà, en grosso modo, ce que signifie l’alliance UMP-GMD », a expliqué Aboubacar Siddighy Diallo.

À deux semaines du scrutin, la campagne électorale s’intensifie à travers le pays. Dans la capitale comme à l’intérieur, les partis politiques multiplient meetings, caravanes, rencontres citoyennes et interventions médiatiques pour convaincre les électeurs avant le rendez-vous décisif du 31 mai prochain.

 

TBD/ Louis De Funès Diallo, Pour Mondemedia.info