Les législateurs de l’opposition pro-démocratie à Hong Kong annoncent qu’ils vont mettre leur menace de démissionner collectivement à exécution après l’exclusion du Parlement de quatre de leurs collègues ce mercredi.
Tous les 15 députés pro-démocratie restants claquent la porte du Parlement local en signe de solidarité – et pour protester contre l’exclusion de quatre élus de leur camp. Le couperet était tombé quelques instants après le feu vert venu de Pékin…les quatre députés perdent leur mandat avec effet immédiat et sans la moindre procédure judiciaire.
Leur tort : ils avaient appelé les Etats-Unis à sanctionner les autorités hongkongaises, responsables selon eux de violations des droits de l’Homme.
Ces exclusions sont « constitutionnelles, légales, raisonnables et nécessaires », a estimé Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif, toujours là pour prêter main forte à Pékin déterminé à porter un coup fatal au mouvement pro-démocratie.
Ce mouvement est aujourd’hui au plus mal, suite à l’adoption d’une loi sur la sécurité nationale, qui criminalise la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures, rappelle Heike Schmidt du service international de RFI. Cette loi permet aux autorités locales de disqualifier des élus considérés comme menaçant la sécurité nationale.
Loin de se résigner, le désormais ex-député Dennis Kwok avait déclaré à la presse: « Si le respect des procédures, la protection des systèmes et la lutte pour la démocratie et les droits de l’Homme entraînaient une exclusion, ce serait un honneur pour moi ».
Après ces exclusions, en signe de protestation, tous les 15 députés pro-démocraties ont annoncé qu’ils démissionneraient à leur tour. Il y a quelques jours, ils avaient menacé de démissionner « en masse » en cas d’exclusion de leurs collègues.
RFI