GUINÉE- Transition: «Ce que nous devons faire c’est d’éviter de rentrer dans une autre crise, qui va encore mettre notre pays à genoux» (Aliou Condé)

 

Invité ce jeudi 05 mai 2022, dans l’émission ”Mirador” de Fim, Aliou Condé a parlé sur la question fondamentale de la transition et comment la conduire. Selon lui, la durée de la transition est fondamentale. Poursuivant, il a rappelé que la junte devrait regarder ce qui ce passe dans les pays voisins.

 

«La question fondamentale d’une transition c’est comment la conduire et dans combien de temps, la durée est fondamentale. N’oublions pas, nous ne sommes pas isolés, nous appartenons à un système, ce système c’est la CEDEAO, ce système c’est l’Union Africaine, ce système c’est les Nations Unies… Si on laisse la CEDEAO prendre une décision, les autres vont s’aligner derrière cette décision. Quand on regarde la situation de la Guinée, c’est triste, nous tous, nous voyageons. Quand la junte arrive il faut qu’elle regarde ce qui se passe dans les pays voisins. Ce que nous devons faire c’est d’éviter de rentrer dans une autre crise, qui va encore mettre notre pays à genoux. Nous sommes les premiers indépendants francophones. Mais aujourd’hui aucun des pays voisins, ils sont tous partis», a-t-il martelé.

Sur la question des organisateurs des manifestations, il précise.

«Nous avons le droit de manifester quand nous ne sont pas content et que nous ne sommes pas en accord avec les dirigeants. Quand les dirigeants n’ouvre pas des couloirs de discussion et de négociation pour s’entendre, vous êtes libre de manifester. Les procédures de manifestation sont indiquées et le pouvoir a le droit quand vous respectez les règles et procédures, de vous autorisez à faire des manifestations et de les encadrer. Mais quand il vous interdit, vous faites la demande. Vous aviez vu les demandes qu’on adressaient aux communes ici et que les demandes sont rejetées, ça veut dire que vous n’aviez pas le droit de bouger. À notre avis, cette question sera réglée par les tribunaux, qui verront à partir de nos lois de la République, Est-ce que nous avons le droit de manifester? Maintenant si on veut utiliser cette arme, dire que manifestants, bourreaux et victimes, sont tous coupables, je pense que la justice nationale et internationale se prononcera là-dessus», a laissé entendre Aliou Condé lors de son passage dans cette émission.

 

Fatoumata Diaraye Bah pour Mondemedia.info