À l’issue d’une conférence de presse ce mercredi 04 décembre 2024, l’épouse du journaliste Marouane Camara a donnée des détails sur la façon dont son mari a été arrêté ce mardi soir alors qu’il se rendait à un rendez-vous avec KPC. À en croire Mariama Lamarana Diallo, C’est depuis le samedi dernier qu’ils ont reçu une première alerte. Pour elle, la Guinée n’a jamais vécu un moment aussi difficile que cette période.
C’est depuis le samedi dernier qu’on a reçu une première alerte avec le contact des amis, nous informant que mon mari est recherché, qu’à lui de faire plus attention. Nous sommes donc restés dans ce climat depuis hier, jusqu’à ce qu’il m’a écrit, pour me dire qu’il a un rendez-vous avec KPC. J’ai dit d’accord, mais je lui ai demandé que s’il était sûr de ce rendez-vous. Il m’a répondu de ne pas s’inquiéter. Je lui ai demandé d’être très vigilant et faire très attention. Et ça c’était à 19h 45mn. Comme il m’avait dit qu’ils allaient se voir à 20h, je l’ai recontacté à 20h05mn pour lui demander si effectivement il est arrivé au lieu de rendez-vous. Il m’a dit qu’il n’est pas encore arrivé, mais qu’il était presque, parce qu’il était déjà dans les couloirs qui mènent vers chez KPC.
Et par la suite, il m’a dit de rester avec son téléphone. Quelques minutes après, j’ai reçu l’appel de son grand-frère qui m’a dit que Habib a été arrêté. Donc c’est là-bas que tout est parti. Mais bien avant que je reçoive l’appel, j’étais déjà informée que mon mari était avec un de ses amis dans la voiture. Après l’investigation, on a appris qu’on les a arrêtés les deux en même temps. Mais son ami n’était pas parti loin, parce qu’ils étaient déjà dans deux voitures différentes.
Son ami lui, n’a pas bougé du lieu là où ça s’est passé effectivement. Arrivés juste au niveau du bord de la route, les autres ont continué avec mon mari. D’appel en appel, ils ont informé les gendarmes qui étaient avec l’ami de mon mari de libérer ce dernier, après avoir pris tous ses téléphones.
Et d’après des informations reçues, que c’est avec leurs armes qu’ils ont cassé le pare-brise de la voiture de mon mari pour l’extraire de la voiture. Et son téléphone qui était là-bas a été pris par quelqu’un, mais qu’on a récupéré, avec la voiture également…» a-t-elle expliquée avant de s’indigner sur les kidnapping :«Aujourd’hui s’en est de trop. Franchement, je ne pense pas que la Guinée a vécu un moment aussi difficile que cette période. Il y a trop de kidnappings, trop d’enlèvements, les familles restent sans nouvelles et ça fait très mal.
La personne qui a été arrêtée, c’est peut-être elle seul qui sait comment elle se sent là-bas. Mais la famille qu’elle a laissé derrière, c’est celle-là qui souffre le plus. Parce que nous nous restons sans nouvelle. On ne sait pas comment la personne est entretenue, si elle est sous violence. Je demande donc à ce que tout s’arrête…» a déplorée Mariama Lamarana Diallo.
Fatoumata Diaraye Bah pour mondemedia.info