Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, les peuples africains n’ont jamais été hostiles à la France. En revanche, le soutien répété de certains décideurs français à des régimes autoritaires suscite une profonde frustration. Là où l’Empire britannique s’est parfois retiré sans accompagner ses anciennes colonies dans la corruption et l’injustice, la “Françafrique” a durablement appuyé des dictateurs qui maintiennent leurs peuples dans le silence et la peur.
Les coups d’État, conséquence d’une politique étrangère à bout de souffle
Les récentes interventions militaires en Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso…) sont l’illustration du ras‑le‑bol grandissant face à la complicité de la France avec des régimes oppressifs. Quand la classe politique et la société civile étaient muselées, les militaires ont cru devoir “nettoyer” ce que Paris protégeait depuis des décennies.
Pour un partenariat fondé sur les valeurs
Il est encore temps pour la France de redorer son image et de bâtir un avenir commun sur le respect des droits de l’homme. En Guinée aujourd’hui, ni les responsables politiques, ni les journalistes, ni les acteurs de la société civile ne peuvent librement penser, s’exprimer ou agir. Le silence de Paris met en péril la confiance des populations ; en cas de renversement, les Guinéens pourraient bien se souvenir durablement de ceux qui ont choisi de les soutenir… ou de les abandonner.
Un appel à un “win‑win” durable
La France doit rompre avec ses habitudes de soutien aux potentats locaux et s’engager pleinement en faveur de la liberté, de la transparence et de la solidarité. C’est ainsi qu’elle renouera avec ses propres idéaux et qu’elle construira, avec l’Afrique, un partenariat réellement gagnant‑gagnant.
Bonne fête nationale à tous les Français !
Que vive la liberté, que vive la démocratie, et que vive l’amitié franco‑guinéenne.
Bella BAH
Activiste très indépendant
abbellabah@gmail.com