72 Heures du livre à Conakry : Dr Mory mandiana diakité dédicace son huitième ouvrage « Le discours sur la drogue »

À l’occasion de la cérémonie de « 72 heures du livre », au Centre culturel franco-guinéen où Docteur Mory mandiana Diakite,  DGA- chargé de la recherche de l’entité itinérante de formation et de prévention intérieure contre la drogue, a présenté son huitième  ouvrage intitulé “Le discours sur la drogue « 

 

 

Présent à la cérémonie de dédicace du livre professeur Youssouf Sidimé, enseignant-chercheur, ancien directeur de l’Institut de Danemark, témoigne 

 

 

M. Youssouf Sidimé, enseignant-chercheur, ancien directeur de l’Institut de Danemark

 


C’est un livre qui est un véritable outil de combat contre la drogue. Parce que, à mon sens, les moyens de coercition ne suffisent pas pour démanteler le phénomène de la drogue.

Parce que le phénomène de la drogue, c’est un phénomène écuménique, un phénomène cosmopolite. Pour le combattre, il faut passer par une conjonction de plusieurs méthodes. La méthode de ce livre, c’est la méthode de sensibilisation qui interpelle toute la société, les gouvernants, les parents, les éducateurs, les forces de l’ordre, et toutes autres personnes pouvant s’impliquer dans l’éducation de la jeunesse.

C’est pour cela que je magnifie ce livre. Je ne finis pas de le lire. J’ai fait passer le livre dans la chambre de mes enfants.

 

 

M. Mory Mandiana Diakité, Auteur du livre « Le discours sur la drogue »

 

Docteur Mory Mandiana Diakite. Je suis le DGA- chargé de la recherche de l’entité itinérante de formation et de prévention intérieure contre la drogue.

Comme son nom l’indique, c’est le discours sur la drogue.

Vous savez, après ma nomination à ce poste-là, je l’ai dit tout de suite, je l’ai dit après ma nomination à ce poste-là, aux citoyens, je me suis rendu compte qu’il faut des outils de sensibilisation beaucoup plus efficaces que la répression. La répression a des limites, mais l’ouvrage littéraire de sensibilisation peut accéder à des endroits où la force de défense et de sécurité ne peuvent plus être. Donc, c’est pourquoi moi, j’ai choisi, puisque la littérature, avant tout, agit sur la sensibilité humaine, donc qui parle de la sensibilité humaine parlera forcément du cerveau.

Puisque la littérature, les poèmes captivants, sensibles, peuvent agir sur le cerveau pour modifier, à peine modifier positivement le comportement humain, donc moi, j’ai choisi la littérature, la plume, pour dénoncer. Puisque je suis avant tout un éducateur, je suis un éducateur, un ancien chercheur et acteur de la lutte contre la drogue. Donc, notre souhait est qu’on arrive à construire une société pédépendante de la drogue, une société de zéro toxicomanes.

Mais cela n’est possible qu’avec la contribution de tout un chacun. Nous sommes face à une démission collective. On doit se remettre en pause, nous les Guinéens.

On doit se remettre en pause. L’avenir de chaque nation repose sur sa jeunesse. Comme l’a dit Nelson Mandela, « Faire son âme ». Pour détruire une nation, on n’a pas besoin d’aller loin.

Il faut détruire simplement la jeunesse. Et la drogue est l’un des outils ou instruments redoutables pour pouvoir détruire la jeunesse d’une nation. Et actuellement dans notre pays, on sait que la prévalence est en hausse.

C’est regrettable de le dire. Je suis quelqu’un, vous le savez, je suis du Wassoulon. Et nous sommes généralement véridiques.

On n’aime pas trop aller du dos de la cuillère. On dit les choses telles qu’elles sont. Le premier ouvrage a été intitulé « La drogue en milieux éducatifs pour le chemin de la perdition ». Le titre est évocateur.

Mais j’ai mené des démarches auprès des institutions, y compris celles étrangères, pour qu’on essaie d’assister, de commander, de subventionner des exemplaires de cet ouvrage. Pas pour moi, mais pour la nation, pour la jeunesse. Pour sauver notre nation, pour sauver la jeunesse de notre nation.

Mais je n’ai pas eu de réponse positive. Donc ça a resté comme tel. Mais l’écriture du monde, cet univers est comme une addiction.

C’est-à-dire qu’on se retrouve dedans. C’est difficile d’y sortir. Sinon j’aurais depuis longtemps jeté l’éponge.

Mais je suis dans une mission. Peut-être que c’est Dieu seul qui sait pourquoi il m’a mis dans ça. Mais ça c’est regrettable quand même.

Il y a un second qui vient de paraître. Le discours sur la drogue, c’est un long discours. Et qui est annexé d’un conte.

Un cone vraiment pathétique. Mais si on ne lit pas, si on ne subventionne pas, les enfants n’ont pas d’argent. Mais les parents, la démission est collective.

Les parents eux-mêmes, même s’ils ont de l’argent, ils préfèrent acheter une tablette à un million, plus d’un million de nos frères, pour acheter une tablette. Mais acheter un ouvrage littéraire comme celui-là, c’est de la mer à bois. C’est difficile.

Donc il y a une question de volonté qui est là. On est en train, l’incivisme est en train d’avoir raison de nous. Si on ne s’élève pas, un jour ça va être trop tard.

C’est pour ça qu’elle doit jouer sa partition dans cette lutte-là. La lutte, elle est très complexe. La lutte contre la drogue est une lutte de langue à l’aime.

Il y a une fille, une élève-là qui avait dit tout de suite que l’addiction est facile, mais le sévère est tout autre. Facilement, on peut tomber dans l’addiction. Mais pour y sortir, c’est difficile.

C’est un combat pas totalement perdu d’avance. La conscientisation, ce n’est pas un travail facile, mais on ne peut pas l’observer. C’est un peu compliqué quand même qu’on en soit là.

Mais avec le temps, je pense que les mentalités vont changer positivement et ça pourra nous aider à construire une société indépendante de la drogue.

D’abord, c’est la responsabilité humaine. Ce que nos parents n’ont pas accepté que nous soyons, nous ne devons pas accepter que nos enfants le soient.

Ce n’est pas bon. C’est-à-dire qu’on a bénéficié d’une éducation avant que l’enfant appartienne à la société. Ce n’est pas à la famille seulement, mais à la société.

Quand un enfant faute, c’est la société, c’est les voisins qui le corrigeaient. Mais actuellement, qui corrige l’enfant ? Si vous ne terminez pas quelque part en prison. Donc la vie, on doit la revoir.

On a des valeurs qu’on doit… On ne doit pas tout importer. Nous menons une vie dépendante. On développe une vie dépendante de l’extérieur.

Ce n’est pas bon, ça a des conséquences catastrophiques. Et sur tous les plans, que ce soit le plan économique, culturel, nous importons tout. Ce n’est pas bon pour l’avenir d’une nation.

Le développement est avant tout culturel. C’est à partir du développement de ses propres cultures qu’on se développe. Donc on doit prendre conscience que nous sommes en face d’un fléau qui risque de détruire notre nation.

Comme je l’ai dit, c’est beaucoup plus facile pour moi d’écrire que de parler.

Donc j’ai produit ça en un instant. Ce n’est pas volumineux. Mais c’est le contenu qu’on a fait pour sauver la jeunesse de notre pays.

 

TBD/ Louis De Funès Diallo, Pour Mondemedia.info