Les débats ont débuté ce matin du mercredi 6 mai 2026 dans le procès de l’ancien ministre Damantang Albert Camara. Il comparait libre devant la chambre de jugement de la CRIEF (Cour de répression des infractions économiques et financières) pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Il est reproché notamment au prévenu de n’avoir pas justifié les décaissements de plus de 222 milliards de francs guinéens lorsqu’il était ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, et plus de 17 milliards 300 millions de francs guinéens pendant qu’il dirigeait le ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Des faits mentionnés dans un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) que le prévenu a rejetés en bloc.
«J’ai deux comptes en France à la Banque Postale, alimentés par des versements. Ils ont été créés en 1991. Je suis rentrée en Guinée début 1999. Sur le compte courant, j’avais 1 000 euros et sur le compte épargne, environ 250 euros. Ils ont été alimentés à partir de 2010-2011 (…) Je n’ai pas de maison. J’habite dans un appartement qui appartient à mon grand-père maternel. J’ai des parcelles non construites : une à Maferinyah et une à Kissidougou, achetée à 18 millions. À Dubréka, j’ai un terrain qui m’a été légué par ma famille paternelle.
Il est possible que SAGIO, cette société dont je faisais partie, ait acheté quatre parcelles sans que je ne sois au courant. J’ai servi l’État en tant que ministre, mais je ne suis pas fonctionnaire. Aujourd’hui, j’ai un véhicule, une Prado. Je l’ai obtenue par réforme et je l’ai achetée à 25 millions. J’ai tous les documents. J’avais une Wrangler, qui m’avait coûté cent et quelques millions. Je l’ai revendue. J’ai acheté les deux véhicules lorsque j’étais ministre.»
TBD/ Louis De Funès Diallo, Pour Mondemedia.info