C’est dans la commune de Ratoma, juste derrière l’hôpital Jean-Paul2, un important amas d’ordures continue de prendre de l’ampleur. Face à la dégradation de leur cadre de vie, les riverains interpellent les autorités et demandent soit la délocalisation du site, soit son aménagement avec un dispositif de collecte et d’évacuation plus régulier.
À Ratoma, la gestion des déchets demeure une préoccupation pour de nombreux habitants. Derrière l’hôpital Jean-Paul II, un espace utilisé pour le dépôt des ordures s’est progressivement transformé en un vaste dépotoir.
Sur place, les déchets s’entassent au fil des jours. Selon les habitants, le site reçoit des ordures provenant de plusieurs secteurs, notamment Taouyah, Ratoma et Concasseur.
Pour les riverains, cette situation est en partie liée à l’insuffisance du dispositif d’évacuation des déchets. Ils déplorent notamment des passages trop espacés des camions de ramassage, favorisant l’accumulation des ordures.
Amadou Barry, habitant du quartier et gérant du site, estime que les populations disposent de peu d’alternatives pour se débarrasser de leurs déchets.
« Nous habitons dans ce quartier et cet endroit est devenu un véritable dépotoir. Il n’y a pas de lieu aménagé pour jeter les ordures. Les citoyens viennent donc les déposer ici. Parfois, ils les mettent même à l’extérieur et c’est moi qui dois les faire entrer sur le site », témoigne-t-il.
Une opération de nettoyage aurait récemment été menée sur le site. Mais selon Amadou Barry, cette intervention n’a pas permis de régler durablement le problème.
« Vendredi passé, le gouvernement a envoyé des camions ici. Ils ont commencé à enlever les ordures, mais ils sont repartis. Jusqu’à présent, je ne parviens même pas à dormir tranquillement ici », déplore-t-il.
Des interventions jugées insuffisantes
Pour les riverains, les opérations ponctuelles ne permettent pas de venir à bout de l’accumulation des déchets. Ils souhaitent plutôt la mise en place d’un système permanent de collecte et d’évacuation.
Amadou Barry affirme que plusieurs démarches ont déjà été entreprises auprès des autorités locales afin d’attirer leur attention sur la situation.
« Nous avons plaidé auprès des autorités. Même le gouverneur avait dit qu’il allait venir voir la situation, mais jusqu’à présent, nous ne l’avons pas vu », affirme-t-il.
Au-delà des odeurs et de l’insalubrité, les habitants s’inquiètent des conséquences de l’accumulation des déchets sur leur environnement et leur quotidien.
« C’est un danger pour tout le monde, pas seulement pour nous ou pour le voisinage. Nous demandons aux autorités de venir enlever ce dépotoir », insiste le gérant du site.
Délocaliser ou aménager le dépotoir
Les riverains ne demandent pas seulement l’évacuation des déchets déjà présents. Ils souhaitent surtout une solution durable afin d’éviter que le site ne retrouve rapidement son état actuel.
Selon Amadou Barry, il leur est parfois expliqué que les camions ne peuvent passer qu’après plusieurs semaines, voire deux ou trois mois, pour procéder au ramassage des ordures.
Les habitants plaident donc pour deux options : la délocalisation du dépotoir vers un site mieux adapté ou, à défaut, son aménagement et sa modernisation, accompagnés d’un système de collecte régulier.
« Ils doivent venir régulièrement amasser les ordures et moderniser le site comme les autres dépotoirs », plaide Amadou Barry.
En attendant une éventuelle réponse des autorités, les déchets continuent de s’accumuler derrière l’hôpital Jean-Paul II. Une situation qui remet au centre des préoccupations la question de la gestion des déchets, de l’organisation des points de collecte et de l’assainissement dans la commune de Ratoma.
TBD/ Louis De Funès Diallo, Pour Mondemedia.înfo