Ils sont poursuivis pour corruption d’agents publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité d’atteinte grave à l’environnement, notamment pour dégradations diverses et pollution des eaux.
Une nouvelle vague de poursuites judiciaires vise d’anciens responsables administratifs dans la région de Siguiri. Seize anciens préfets et sous-préfets ont été placés sous mandat de dépôt pour des faits présumés d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité de dégradation de l’environnement.
Selon les informations rapportées, les mis en cause sont poursuivis notamment pour enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, complicité de dégradation de l’environnement, destruction de biens divers et pollution des eaux.
Les personnes concernées sont :
* Djonko Camara, ancien préfet de Nounkankan (Siguiri) ;
* Mamy Camara, ancien sous-préfet de Maléya (Siguiri) ;
* Naman Kourouma, sous-préfet de Kiniébakoura ;
* Naman Kourouma, ancien sous-préfet de Tignèbakoro (Siguiri) ;
* Hamidou Cissé, ancien sous-préfet de Niandankoro (Siguiri) ;
* Bintou Fanta Kaba, ancienne sous-préfète de Koumandiadjabougou ;
* Djiba Condé, ancien sous-préfet de Mignandan ;
* Aboubacar Kanté, ancien sous-préfet de Narassoba ;
* Lancéi Kourouma, ancien sous-préfet de Tombakassan ;
* Morlaye Soumah, ancien sous-préfet de Djomabana ;
* Sory Camara, ancien préfet par intérim de Siguiri ;
* Mohamed Lamine Koïta, ancien préfet par intérim de Kintinian ;
* Lansana Abdoulaye Kourouma, sous-préfet de Didi ;
* Kaba Sidibé, ancien sous-préfet de Tomboni ;
* Fodé Isac Camara, ancien sous-préfet de Gnagassola ;
* Aliou Camara, ancien préfet de Dialakoro.
Cette procédure intervient après le placement sous mandat de dépôt de sept autres personnes, deux jours auparavant, dans le cadre du même dossier. Le nombre de responsables concernés par ces poursuites continue ainsi de s’élargir.
Par ailleurs, ces anciens administrateurs auraient tous été radiés de la fonction publique et de l’armée, selon les informations communiquées.
Ces procédures judiciaires s’inscrivent dans un contexte de lutte contre les pratiques d’exploitation minière illégale et leurs conséquences sur l’environnement, particulièrement dans les zones aurifères de la Haute-Guinée, régulièrement confrontées à la dégradation des terres et à la pollution des cours d’eau.
Les mis en cause restent présumés innocents jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
TBD/ Louis De Funès Diallo, Pour Mondemedia.info