L’opposition accorde une semaine au gouvernement pour appliquer l’ensemble des points issus de l’accord du 12 octobre 2016 avant de reprendre la rue. C’est du moins, entre autre la principale information qui a découlé de sa plénière du vendredi 6 juillet dernier.
A chacun son problème. Alors que le gouvernement peine à faire accepter la nouvelle augmentation du litre de carburant aux populations, l’opposition, elle de son côté, se souci de la mise en application des accords du 12 octobre 2016. C’est ainsi que lors de sa dernière réunion, Cellou et ses compagnons ont de nouveau dénoncé le manque de volonté du gouvernement guinéen à résoudre le contentieux électorale des communales.
Faisant le point de l’application dudit accord, l’opposition estime qu’il y’a encore du chemin à faire de la part de l’Etat malgré l’adoption récente de la nouvelle loi sur la CENI. L’opposition dénote entre autre le contentieux électoral, l’audit et l’assainissement du fichier électoral qui doivent être réalisé avent l’organisation des prochaines élections législatives.
« L’opposition a décidé de donner encore une semaine au gouvernement. Une semaine, au-delà de laquelle, l’opposition reprendra ses manifestations, s’il n’y a rien qui indique une volonté réelle des autorités d’aller vers une solution juste et équitable en ce qui concerne le contentieux électoral, la mise en place des fonds nécessaires à l’indemnisation des victimes et la conduite des enquêtes pour identifier les auteurs des crimes commis lors de nos manifestations pacifiques », a déclaré Cellou Dalein Diallo, chef de fil de l’opposition.
A noter que cette nouvelle loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI) continu de faire couler encres et salives dans le pays. La Guinée renoue-t-elle avec ses vieux démons ? Attendons de voir.
Aguibou Bell

