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GUINEE- « SEKOU SOUAPÉ KOUROUMA » Donnons l’opportunité à chacun de dire ce qu’il pense de notre constitution !

Une mission du RPG arc-en-ciel conduite par Sékou Souapé Kourouma, membre du bureau politique national  du parti a séjourné dans la ville de labé la semaine dernière. L’occasion pour ce militant de première heure du parti de sensibiliser les Guinéens de cette région sur la liberté de chaque personne de se prononcer sur un quelconque sujet qui concerne la nation.

« Nous nous sommes battus depuis 1987 pour qu’il y ait de la démocratie, de la bonne gouvernance et le respect des libertés individuelles dans notre pays. On ne peut pas s’opposer aux valeurs pour lesquelles on s’est battu hier sinon ça serait de renier le long et difficile combat qu’on a mené », a-t-il dit à l’entame de son discours. 

Parlant de la nouvelle constitution, le tout premier secrétaire général de la jeunesse du parti au pouvoir est revenu sur la méthode de promulgation de l’actuelle constitution en 2010. A l’en croire, il avait exprimé son opposition de la volonté des autorités d’alors d’exclure le peuple.

« J’ai toujours dit à chaque fois que j’étais intervenu que c’est une mauvaise constitution. Le peuple n’a jamais été associé. Le premier fondement de la démocratie c’est le peuple et celui-ci a été ignoré. Je suis cohérent avec moi-même, je suis cohérent avec les valeurs que je défends depuis toujours, le peuple qui est l’unique souverain doit être mis à l’avant de toute décision impliquant la nation », a-t-il poursuivi.

« Sékouba Konaté n’a jamais été élu, les gens qu’on a coopté ne sont pas des représentants du peuple. Quel que soit les articles, cette constitution est illégitime car elle n’a jamais été soumise au peuple pour consultation. Nous avons fait la prison, nous avons subi tout pour que le peuple soit consulté à chaque moment que la vie de la nation est engagée », a-t-il ajouté. 

« Chaque citoyen doit se prononcer que ça soit à Labé, à N’zérékoré, à Mandiana, à Kindia. Donc, donnons l’opportunité à chacun de dire ce qu’il pense de notre constitution. C’est la notion la plus élémentaire en démocratie », a conclu M. Kourouma.

 

Louis De Funès Diallo