CRIEF- Foncier à Coyah : Alphonse Charles Wright « ouvre une enquête sur des soupçons de corruption visant des responsables de la SONAPI »

 

La gestion d’un domaine foncier de 10 hectares situé à Yangoyah, dans le district de Doniah, sous-préfecture de Wonkifong, préfecture de Coyah, est désormais au centre d’une procédure judiciaire. Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire à la suite d’une plainte visant deux responsables de la Société nationale d’aménagement et de promotion immobilière (SONAPI).

Dans une instruction datée du 2 novembre 2026 et adressée au directeur central de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, fait état d’une plainte déposée le 27 octobre dernier par Thierno Abdoulaye Diallo.

Cette plainte vise notamment Maïmouna Laure Mah-Barry, directrice générale de la SONAPI, ainsi que son adjoint, Koly Koné. Les faits dénoncés portent sur des soupçons de corruption d’agents publics dans le cadre de la gestion d’un domaine de 10 hectares, immatriculé sous le titre foncier n°06544/2010/TF.

Selon les déclarations du plaignant rapportées dans le document judiciaire, celui-ci se serait rendu sur son domaine le 25 octobre 2026. Il affirme y avoir trouvé des agents de la SONAPI et de la société NAMCO SARLU.

Ces derniers lui auraient expliqué, selon sa plainte, avoir acquis la propriété des lieux par l’intermédiaire de l’ancien président de la République, Alpha Condé, qui aurait autorisé la mise en valeur du site.

Contestant cette situation, Thierno Abdoulaye Diallo affirme détenir un titre foncier ainsi que des décisions de justice confirmant, selon lui, ses droits de propriété sur le domaine concerné.

Il estime que les démarches entreprises autour de ce terrain pourraient constituer des faits de corruption d’agents publics et d’abus d’autorité à son encontre.

À la suite de cette dénonciation, le parquet spécial a instruit l’ORDEF de procéder à une enquête préliminaire, conformément aux dispositions des articles 46 et 47 du Code de procédure pénale et de l’article 16, alinéa 2, de l’ordonnance portant création et fonctionnement de la CRIEF.

L’enquête devra permettre d’examiner les faits dénoncés et d’établir les responsabilités éventuelles dans ce dossier foncier.

À ce stade, il s’agit de faits allégués dans une plainte et soumis à des investigations. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.

 

TBD/ Louis De Funès Diallo, Pour Mondemedia.info