S'Informer à la minute près
jeune solidaire
Bann23

Détournement présumé de 43 milliards GNF au CNT : le procureur Charles Wright ordonne une enquête préliminaire visant plusieurs cadres de l’institution

 

Les directeurs centraux de l’Office de Répression des Délits Economiques et Financiers, de la Police Judiciaire et le Secrétaire à la Présidence chargé des Services Spéciaux et lutte contre le crime organisé ont été saisis ce mardi 7 juillet 2026, à l’effet d’ouvrir une enquête pour des faits présumés de détournement de “détournement de deniers publics, corruption d’agents public, blanchiment de capitaux, enrichissement illicite, faux et usage de faux en écriture publiques et privées et complicité” portant sur la somme de quarante-trois milliards de francs guinéens (43.000.000.000 GNF) reprochés à :Aboubacar CAMARA, secrétaire général du Conseil National de la Transition, Sãa LENO, directeur des services financières et comptable (DFC), Youssouf FOFANA, directeur des normes de conformité financière (DNCF), Amadou DIAKITÉ, directeur des ressources humaines (DRH) et son adjoint, Diaraye BALDÉ, directrice du cabinet, Aboubacar Foté SOUMAH, directeur (DAJVL), Oumar DIAKHABY, directeur de la communication et de l’information, Mohamed MAGASSOUBA, directeur des services informatiques (DSI), Mohamar BALDÉ, directeur des services législatifs (DSL), Docteur Amadou CAMARA, directeur du protocole (DP), Mohamed Lamine KEÏTA, directeur des relations interparlementaires et de la coopération (DRIC) et autres.

Selon notre source, cette réquisition d’Alphonse Charles Wright, procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) fait suite à un signalement et qu’il ressort dudit signalement que ce montant a été reparti ainsi qui suit :
– Quarante milliards cinq cent millions de francs guinéens (40.500.000.000GNF) au titre de la prime de séparation des conseillers nationaux du CNT ;
– Deux milliards cinq cent millions de francs guinéens (2.500.000.000 GNF) au titre de prime spéciale de récompense des travailleurs de l’administration parlementaire, ayant été soumis à des contraintes particulières et dont l’accompagnement à contribuer à la réalisation des missions du CNT.
Malheureusement, apprend-on, l’utilisation de ce fonds publics a été faite dans une opacité ou certains cadres parlementaires des différentes directions ont fourni la liste des personnes qui ne répondaient pas aux critères d’éligibilité à l’acquisition d’une prime spéciale conformément à l’article 62 du règlement intérieur du Conseil National de la Transition.
En outre, les preuves des paiements aux bénéficiaires n’ont pas été établies par les documents comptables, ni par les ordres de virement bancaire ou tout autre mode de paiement autorisé par la réglementation en vigueur provoquant des contestations à l’interne de l’administration parlementaire. En tous cas si l’on en croit aux accusations du procureur spécial.
Il convient de rapeler que pas plus tard que ce lundi, une autre procédure pour enquête préliminaire a été engagée contre le directeur général de l’Agence Guinéenne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Publics et Emploi (AGETIPE) et plusieurs autres pour des raisons de “dysfonctionnement” dans le cadre de l’exécution des fonds alloués par l’Etat en matière budgétaire.

Affaire à suivre!