Le mérite n’a pas besoin de salir les autres, car on ne bâtit jamais son avenir sur la destruction d’une personne.
Depuis un bon moment, j’observe avec beaucoup de tristesse les nombreuses allégations visant le Dr Dansa Kourouma sur les réseaux sociaux.
La critique est légitime. Elle fait partie de toute démocratie. En revanche, la diffamation, l’acharnement et la volonté délibérée de détruire la réputation d’un homme ne grandissent personne. Ils révèlent surtout la pauvreté des arguments de ceux qui les entretiennent.
Je connais le Dr Dansa Kourouma depuis plus de vingt-cinq ans. Bien avant qu’il ne préside le CNOSC, et encore bien avant qu’il ne soit porté à la tête du CNT. C’est un ami, un frère et un confident. Pourtant, je n’ai jamais ressenti le besoin d’écrire publiquement sur lui lorsqu’il occupait les plus hautes responsabilités. Les vrais amis ne se manifestent pas uniquement sous les projecteurs ; ils se tiennent debout lorsque soufflent les vents contraires.
Le Dr Dansa Kourouma n’est ni un prophète, ni un ange, ni un homme parfait. Il est un être humain. Comme chacun de nous, il a ses qualités, ses limites et ses erreurs. Le Coran comme la Bible nous rappellent qu’aucun être humain n’est exempt de fautes. Juger un homme uniquement à travers ses imperfections, en ignorant tout le bien qu’il a accompli, n’est ni juste ni honnête.
L’histoire retiendra qu’il a présidé le CNT durant une période décisive de la transition guinéenne. Chacun est libre d’apprécier son bilan, de le critiquer ou de le défendre. Mais personne ne devrait chercher à réécrire l’histoire par la calomnie ou la diffamation.
Le fauteuil du président de l’Assemblée nationale n’appartient à personne. Cette fonction n’est la propriété d’aucun individu. Elle appartient à la République et peut être exercée par tout Guinéen qui en reçoit la légitimité. Les hommes passent, les institutions demeurent.
On ne conquiert pas une fonction par la destruction d’autrui, mais par le mérite et le service de la République. Ceux qui pensent qu’il faut salir une personne pour accéder à une responsabilité se trompent profondément. On n’obtient pas une promotion en détruisant la réputation des autres. On ne devient pas plus grand en rabaissant son prochain. Le mérite, la compétence, le travail, l’intégrité et le sens de l’État restent les seuls véritables chemins vers les plus hautes responsabilités.
N’oublions jamais qu’au-delà de la personne, il y a une famille, des enfants, des proches qui subissent en silence les conséquences de chaque campagne de haine. Les mots blessent, les accusations sans preuve détruisent des vies et laissent des cicatrices durables.
Élevons donc le niveau du débat public. Opposons les idées aux idées, les arguments aux arguments, les bilans aux bilans. Refusons la calomnie comme instrument de conquête du pouvoir.
La Guinée ne progressera pas grâce à ceux qui détruisent des réputations. Elle avancera grâce à celles et ceux qui bâtissent, qui rassemblent et qui servent la République avec dignité.
Le mérite ouvre les portes. La diffamation ne construit que des illusions.
Par Kadiatou Biro Diallo

