Parcours, rigueur et proximité avec le monde syndical font d’elle une candidate crédible à la tête de département stratégique
UN PARCOURS ADMINISTRATIF AU SERVICE DE L’ÉTAT
Dans l’administration guinéenne, certains noms reviennent avec constance quand on parle de compétence et d’engagement. Celui de Ramatoulaye Camara en fait partie.
Ancienne cheffe de cabinet au ministère de l’Autonomisation des Femmes et au ministère de la Fonction Publique, elle a ensuite occupé le poste de secrétaire générale au ministère de la Culture. Son passage au conseil d’administration de la CNSS Guinée lui a permis de se familiariser avec les enjeux de protection sociale qui touchent directement les travailleurs.
Aujourd’hui secrétaire générale du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale, elle cumule plus d’une décennie d’expérience dans des départements clés de l’État. Un itinéraire qui lui donne une connaissance fine des rouages administratifs et des réalités du terrain.
UNE FEMME RECONNUE POUR SON INTÉGRITÉ ET SON DYNAMISME
Sous la gouvernance du président Mamadi Doumbouya, Ramatoulaye Camara s’impose comme l’une des rares femmes cadres à conjuguer détermination, intégrité et capacité d’action. Collaborateurs, partenaires techniques et acteurs institutionnels retiennent d’elle une méthode de travail basée sur l’écoute, la discipline et le respect des textes.
Cette réputation n’est pas usurpée. Dans un contexte où l’administration a besoin de cadres capables de réformer sans rompre, son profil fait consensus. Elle est décrite comme une gestionnaire rigoureuse, accessible, et soucieuse des résultats concrets.
UNE PROXIMITÉ ASSUMÉE AVEC LE MONDE SYNDICAL GUINÉEN
Ce qui distingue particulièrement Ramatoulaye Camara, c’est sa relation avec les centrales syndicales. Très connue et respectée dans le monde syndical guinéen, elle a su instaurer un dialogue de confiance avec les représentants des travailleurs. Elle a d’ailleurs reçu ses derniers la semaine dernière afin de trouver un dénouement à la crise entre la section syndicale de la BCRG et la Direction Générale de l’institution monétaire.
Cette proximité est un atout majeur pour un ministère en charge du travail et des conflits sociaux. À une période où les questions d’emploi, de dialogue social et de protection des couches vulnérables sont au cœur des priorités nationales, avoir à la tête du département une personnalité qui connaît les revendications du terrain peut faciliter les réformes.
POURQUOI ELLE MÉRITE LE PORTEFEUILLE DU MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L’EMPLOI ET DE LA PROTECTION SOCIALE ?
Avec la solide expérience qu’elle a accumulée, Ramatoulaye Camara dispose aujourd’hui de tous les prérequis pour prendre la tête du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale .
1- la maîtrise technique : Fonction publique, autonomisation des femmes, culture, CNSS, travail. Elle connaît les interfaces entre emploi, protection sociale et administration;
2 – la crédibilité : Son intégrité et sa constance lui valent le respect des partenaires sociaux et de l’administration;
3 – la vision : Son passage dans plusieurs ministères sociaux lui donne une lecture transversale des défis : chômage des jeunes, informalité, retraite, conditions de travail.
Nommer une femme de ce calibre à la tête du département permettrait non seulement de rehausser l’image du ministère, mais aussi d’imprimer une nouvelle dynamique axée sur le dialogue, la performance et la justice sociale.
UN CHOIX EN PHASE AVEC LES ATTENTES
Dans une administration en pleine réforme, le besoin de cadres compétents et intègres est plus que jamais pressant. Le profil de Ramatoulaye Camara répond à cette exigence.
Femme d’État, administratrice de terrain, actrice de dialogue, elle incarne le type de leadership dont le ministère a besoin pour porter les grandes réformes du travail et de l’emploi en Guinée.
Reste maintenant à la haute hiérarchie de l’État de faire le choix qui permettra à ce département stratégique de franchir un cap. Au regard de son parcours, Ramatoulaye Camara a tous les arguments pour y contribuer.
Par ELMA CAMARA, Journaliste

