Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la politique migratoire américaine a pris un tournant radical. Plus de 25 000 personnes ont été expulsées des États-Unis vers des pays tiers, souvent sans lien direct avec leur origine. Ces déportations massives concernent désormais plusieurs continents, et l’Afrique en est devenue une destination privilégiée.
Au moins douze pays africains ont reçu des migrants expulsés : des Vietnamiens en Eswatini, des Colombiens en République démocratique du Congo, et plus récemment des Guinéens déposés au Ghana selon nos confrères de RFI. Ces transferts, effectués sans coordination préalable avec les pays d’accueil, suscitent de vives inquiétudes humanitaires et diplomatiques.
Le cas des Guinéens expulsés vers Accra illustre la brutalité de cette politique. Arrachés à leur vie aux États-Unis, ils se retrouvent dans un pays où ils n’ont ni attaches, ni repères, ni statut légal. Les autorités ghanéennes, surprises par l’arrivée de ces ressortissants étrangers, peinent à définir un cadre d’accueil. Entre incertitude administrative et vulnérabilité sociale, ces migrants vivent une situation de grande précarité.
Pour la Guinée, cette crise soulève des questions de souveraineté et de responsabilité. Comment protéger ses citoyens lorsqu’ils sont expulsés vers un pays tiers ? Quelle réponse diplomatique de Conakry face à une pratique qui fragilise les droits fondamentaux des migrants ?
Il faut dire qu’au-delà du cas guinéen, cette politique américaine met en lumière une nouvelle géographie des expulsions, où les migrants sont déplacés comme des marchandises, sans considération pour leur identité ni leur avenir. Quant aux ONG et organisations internationales, elles alertent sur les risques d’apatridie, de marginalisation et de violations massives des droits humains. Selon nos confrères de Mosaiqueguinee
Affaire à suivre !

