Le procès en appel de l’ancien ministre de la défense est entré dans sa dernière phase. Poursuivi pour des faits présumés de“détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux” portant sur 511 milliards de francs guinéens, le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières(CRIEF) a requis ce jeudi 23 juillet 2026,de déclarer Dr Mohamed Diané,coupable de ces faits. Puis de le condamner à 10 ans d’emprisonnement et une amende de 50 milliards de francs guinéens. Biwon Millimouno a justifié sa demande par la mauvaise utilisation des 500 milliards de crédits alloués au ministère de la défense dont il était ordonnateur de budget.
Le magistrat a aussi expliqué que les 11 milliards autres milliards ont été frauduleusement présentés comme contrat d’acquisition de véhicules (pick-ups). Contrat conclu avec Djoma Groupe S.A. jugé, non conforme à la procédure de passation des marchés publics.
La partie civile représentée par l’Agent judiciaire de l’Etat a dans ses plaidoiries demandé à la Cour de mettre hors de cause les biens revendiqués par l’entrepreneur Sékou Kaké et la Société SOGEFEL, la Société Diaouné et frère.Cependant l’avocat demandé la réintégration des immeubles immatriculés au nom d’Aminata Touré,épouse du prévenu et de ses enfants, les immeubles nouvellement identifiés. Maître Pépé Antoine Lamah a par ailleurs sollicité la Cour de confirmer la condamnation du prévenu à lui rembourser le montant détourné et au versement de 500 milliards de francs guinéens à titre de réparation du préjudice subi.
La défense quant à elle plaide non-coupable des faits de “détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux” mis à la charge de son client ne tiennent pas.
Dans leurs plaidoiries,Maîtres Sidiki Bérété et Almamy Samory Traoré ont à tour de rôle tenté de démontrer que Dr Mohamed Diané n’a jamais géré 11 années d’exercice budgétaire pour utiliser un fonds évalué à 500 milliards de francs guinéens.
S’agissant des 11 milliards évoqués par le parquet, les avocats ont expliqué que le contrat passé entre le ministère de la défense et Djoma Groupe S.A, a fait l’objet d’un appel d’offre restreint y égard à l’urgence qui s’imposait par rapport à la livraison des pick-ups de l’armée.
Par ailleurs, Maître Sidiki Béré a fustigé l’insertion desdits montants (511 milliards gnf) dans le dossier de la procédure ainsi que la demande de justification par son client du budget de souveraineté d’Alpha Condé,président de la république d’alors.
Pour conclure, il a demandé la relaxe de son client pour délits non-constitués.
L’affaire est mise en délibéré pour décision être rendue le 30 juillet prochain.
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